
Vincent Audio SV-600 Diapason
18 octobre 2026Consonance Droplet HD
Le Droplet, c’est une vieille histoire. En 2005 déjà, la feue Revue du son arborait en couverture ce lecteur CD au superlatif créé par Eric Shi Hui Liu dans son entreprise de Pékin. Il s’agissait à l’époque du CDP5.0 dont la forme en haricot ou en goutte d’eau était déjà figée, avec l’idée de procurer à la mécanique de lecture CD d’origine Philips un environnement la protégeant des vibrations parasites, qu’elles soient d’origine solide ou aérienne.
Le mélange de matériaux, bois et acier, ainsi que le poids de 30 kg contribuent grandement à absorber toute vibration résiduelle. Il faut faire référence à de rares modèles high end – Luxman DP-07, C.E.C. TL 0, Kalista DreamPlay – pour trouver des exemples de lecteurs parvenant à réduire quasi à néant les influences néfastes sur le CD en rotation.
Plus on maîtrise ces aspects, moins on aura à intervenir en aval pour corriger les erreurs de lecture et rétablir un flux de données exempt de défauts.
Dans le cas du Droplet rebaptisé HD à l’occasion du trentième anniversaire de la marque, la mécanique est une Philips CD-Pro2. Le disque est bloqué sur son axe par un palet presseur magnétique et un lourd couvercle ferme la cavité assez vaste pour limiter les turbulences.
Le convertisseur Cirrus Logic a laissé place à une puce multicanale ESS ES9038 utilisée en différentiel D/G pour alimenter des étages de sortie au choix symétriques ou asymétriques. Des doubles triodes 6H30 équipent les étages de sortie apportant une couleur tonale recherchée.


L’écoute
D’un encombrement comparable à celui d’une belle platine vinyle, ce lecteur demande à être installé sur un meuble adapté. Les connecteurs sont de facture audiophile (de type WBT Nextgen).
S’ajoutent une sortie numérique via un connecteur BNC en 75 Ω et des entrées S/PDIF et USB-B sur le DAC pour tout flux PCM en 24/192. Les sorties audio sont réglables en volume à la télécommande.
Première plage jouée, le duo Nardus Williams et Kate Lindsey dans « Pur ti miro » de Monteverdi (extrait D), et première révélation. D’une pureté et d’une expressivité exceptionnelles avec recréation d’une perspective quasi 3D doublée d’une lisibilité inédite.
Suit la pièce symphonique Appalachian Spring de Copland (extrait E). Dès les notes initiales, c’est aérien, sensible, en même temps profond, d’un degré de sérénité difficile à atteindre même en lecture streaming de haute volée.
Un mot sur le DAC, auquel nous sommes revenus même après y avoir branché le Soulnote D-2, pour cet éclairage du médium-aigu très réussi apportant profondeur et relief, sans doute sous l’effet des tubes, si bien justifiés ici.
Une référence encore vingt ans après !
Les points forts et les points faibles
Les + : Le bien-fondé de la lutte contre les erreurs de lecture en CD.
Les - : Une référence qui dure (+).



